Aérodrome de Saint-HubertHistorique Historique Historique

Historique


11 mai 1925 : La Ville de Saint-Hubert concède à Jean-Baptiste RICHARD ( Vaux-sur-Sûre, 1877-1929) le droit d’installer et d’exploiter un aérodrome sur plus de soixante hectares de terrains communaux au Thier del Borne.

Aout 1925 : J.-B.RICHARD cède son droit au lieutenant aviateur José ORTA , tout juste pensionné de l’aéronautique militaire. J. ORTA sera le premier Directeur de l’aérodrome civil de Saint-Hubert, le 4e du pays. Aucune ligne de la SABENA ne s’y adossera, comme cela était pourtant originellement prévu. De nombreuses manifestation aéronautiques et des vols de vulgarisation y seront organisés jusqu’en 1938. José ORTA, contraint et forcé, ne daignera finalement signer le bail de location du terrain qu’en décembre 1933 !

 Fin 1926 , José ORTA ouvre à Saint-Hubert la troisième école civile nationale d’aviation. Elle formera au brevet élémentaire une quarantaine d’élèves pilotes militaires jusque fin 1931. Une septantaine de civils y décrocheront leur brevet de tourisme jusqu’en 1935. L’école dispose de trois biplans RSV ( pour Renard Stampe et Vertongen,) 32/90 d’initiation et de deux RSV 26/180 de perfectionnement.  

De 1930 à 1937, l’atelier de construction d’avions de l’aérodrome produira une douzaine d’Orta Saint-Hubert G1, un monoplan parasol léger de tourisme conçu par Jef Guldentops. L’ingénieur Pierre BAUDOUX, Assistant à l’ULB développera et fera construire à Saint-Hubert , à la demande de José ORTA, deux prototypes d’un avion à ailes surbaissées, le Baudoux Orta (BO) 135 et deux exemplaires d’un motoplaneur, le Saint-Hubert Baudoux Orta (SBO). Grande dépression aidant et guerre de 40 survenant, ces prototypes touveront acquéreurs mais ne seront pas construits en série. 

Le 30 aout 1937 Louis de SAN, fait grimper son planeur Rhönadler Reine-Astrid à 1.460 m au-dessus de l’aérodrome, pulvérisant ainsi l’ancien record de Belgique de hauteur qui n’était que de 125 mètres ! Il venait de découvrir à Saint-Hubert, quelques semaines plus tôt, la technique du largage de planeurs en altitude après un vol tracté.

Le 10 mai 1940, à l’aube un détachement belge fait sauter les charges de TNT des 21 puits bétonnés disposés sur la plaine. Pistes et installations sont définitivement inutilisables pour les Allemands. 

Le 6 décembre 1946 José ORTA cède le bail emphytéotique et la gestion de l'aérodrome de Saint-Hubert à l'État belge. La Régie des Voies Aériennes (RVA), suite à sa création, reprend en 1948 les obligations de l’État belge.

En 1958, l’aéro-club des Ardennes est fondé, le premier à pratiquer le planeur au départ de l’aérodrome.

En 1960 - le Centre national de vol à voile quitte l’aérodrome de Temploux (Namur) pour s’établir à Saint-Hubert.

Août 1992, tous les biens, droits et obligations de la RVA sont régionalisés. Le Ministère de l’Équipement et des Transports (aujourd’hui Service public de Wallonie) assume les fonctions d’exploitation et de commandement aéronautique du site.
Les missions relatives à la sécurité de l’espace aérien belge, prises en charge initialement par la RVA, sont restées du ressort du niveau fédéral : c’est ainsi que Belgocontrol continue aujourd’hui à gérer différentes installations à Saint-Hubert (centres d’émission et de réception, gonio, station météo...).

En 2003, le Gouvernement wallon confie la gestion des infrastructures des trois aérodromes publics : Saint-Hubert, Spa-La Sauvenière et Cerfontaine à la Société wallonne des aéroports SA (en abrégé Sowaer).


En 2004, la Sowaer crée une filiale spécialisée : la SA Société de gestion de l’aérodrome de Saint-Hubert. Son rôle : exploiter le site et assurer son développement commercial et touristique.
Le Service public de Wallonie a continué à assurer le commandement, la gestion aéronautique et l’entretien du site, dans le cadre d’un protocole d’accord avec la société de gestion.

Au printemps 2009 , Idelux décide de reprendre l’aérodrome, compte tenu de l’intérêt de l’outil pour le développement du territoire provincial.

En décembre 2013, suite au mécontentement et à l’opposition des utilisateurs au projet, IDELUX jette l’éponge et se retire de la gestion de l’aérodrome.

2014, la commune de Saint-Hubert, la SOWAER et les utilisateurs s’associent sous la forme d’une société coopérative pour reprendre la gestion de l’aérodrome avec un projet plus réaliste et mieux adapté aux caractéristiques du site.

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